Diversité culturelle et accès à l’information

La culture est au fondement de la cohésion de la nation sénégalaise et reflète nos identités. Elle participe au rayonnement du Sénégal sur la scène internationale. L’atteinte des objectifs du PSE est également tributaire de la prise en compte de valeurs culturelles et morales comme l’éthique, la vertu, le culte du travail. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat attache la plus grande importance à la valorisation de la diversité culturelle et à la préservation de nos sites et monuments historiques ainsi que de nos lieux de mémoire.

C’est suivant cette logique que s’est tenu, en décembre 2015, le Festival national des Arts et Cultures (FESNAC) à Kaolack, et que l’Etat a accompagné des événements comme le Festival des Ethnies minoritaires de Bandafassi, le Festival des Peuples de l’Eau. En perspective, le Sénégal va accueillir en 2016, une des manifestations qui constituent sa marque de fabrique culturelle : la 12ème édition de la Biennale de l’Art africain contemporain (DAK’ART).

L’Etat a entrepris par ailleurs la restauration de sites du patrimoine culturel et religieux comme ceux de Ganguel Soulé, d’Alwar et de Kobilo et ces efforts se poursuivront en 2016 et les années suivantes.

Notre pays vient d’être admis au Conseil Exécutif de l’Unesco et cela est une reconnaissance de la communauté internationale de l’engagement du Sénégal en faveur de l’Education, de la Science et de la Culture.

Sur un autre plan, l’Etat du Sénégal a consenti des efforts importants pour soutenir les éditeurs, écrivains et tous les acteurs de la chaîne du livre, par le biais du Fonds d’Aide à l’Edition, en dotant les bibliothèques et centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de milliers d’ouvrages, en organisant la 15ème édition de la FILDAK et en s’attelant à la restructuration des Nouvelles Editions africaines du Sénégal (NEAS), société à laquelle l’Etat a accordé une subvention exceptionnelle de 218 millions de francs CFA, en 2015.

Le Grand Prix du Chef de l’Etat pour les Arts et les Lettres sera relancé en 2016.

Le cinéma sénégalais continue à engranger des succès remarquables sur la scène internationale ; dans ce sous-secteur, le Fonds d’Aide à l’Industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA) d’un montant d’un milliard de francs CFA continue à accompagner les cinéastes dans la réalisation de leurs projets.

Toutes ces initiatives visent aussi à développer l’économie de la culture et à faire en sorte que nos artistes puissent vivre de leur art, en bénéficiant, comme tous les travailleurs, d’une prise en charge sociale. C’est dans ce sens que l’Etat a initié et encadré le processus de mise en place de la mutuelle de santé des acteurs culturels dans le cadre de la Couverture Maladie universelle.

Le secteur de la Culture va s’enrichir de nouvelles infrastructures inédites dans la carte culturelle nationale : il s’agit du Musée des Civilisations noires, qui sera inauguré dans le courant de l’année prochaine, et de l’Institut des Arts et des Métiers, situé à Diamniadio, dont les travaux vont bientôt démarrer.

S’agissant du secteur de la Communication, il faut relever le basculement de l’analogique vers le numérique. Le Sénégal est l’un des premiers pays africains francophones à engager et réussir la transition, grâce à l’expertise locale.

Cette étape importante va participer au renforcement de notre démocratie et des libertés, avec l’universalisation de l’accès à l’information sur tout le territoire national.

Le secteur de la communication participe grandement à l’approfondissement de notre démocratie.

Il est, par conséquent, impératif de procéder à une relecture sereine du code de la presse afin que cette loi importante pour le statut des journalistes et de tous les professionnels des médias, réponde, de façon consensuelle, aux attentes de toutes les sensibilités.